ecologie

Le monde de la recherche manque de données factuelles pour évaluer la capacité « exacte » de la planète à renouveler les ressources naturelles et à absorber les pollutions produites par l’ensemble des activités humaines. Il est difficile de trouver des solutions aux problèmes environnementaux mondiaux car plusieurs enjeux (écologiques, économiques, sociaux, politiques, etc) sont à considérer à différentes échelles. Sollicitée par des collectivités territoriales, services de l’État ou entreprises, Natacha Gondran, enseignante-chercheure en sciences et génie de l’environnement, mène des études pour évaluer les pressions exercées par leurs activités sur l’environnement.

Elle développe des outils d’analyse multicritères personnalisés qui permettent aux organisations d’identifier leurs impacts sur l’environnement pour les encourager à les réduire de manière plus efficace et à long terme.

Son défi :

Évaluer les impacts directs et indirects de chaque activité, prendre en compte tous les enjeux, sans oublier que toute activité peut avoir des effets négatifs à court et long terme à une échelle locale et mondiale.

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De meilleures solutions pour agir

Natacha cherche toujours à identifier la meilleure méthode pour évaluer les impacts sur l’environnement des organisations privées et publiques qui font appel à elle. Elle se donne pour objectif de proposer des stratégies qui leur permettent de réduire les impacts environnementaux liés à leurs activités sans nuire à leur développement. Natacha utilise des outils d’évaluation tels que l’empreinte écologique et les seuils limites de la Terre pour effectuer ses travaux de recherche.

Qu’est-ce que le seuil écologique durable de la Terre ?

L’indicateur « empreinte écologique », est un concept qui a été développé au début des années 90 par deux chercheurs de l’Université de Vancouver : Mathis Wackernagel et William Rees. Cet indicateur est utilisé pour évaluer les limites de notre planète à fournir des ressources.
Pour la communauté scientifique, l’empreinte écologique est un outil de calcul qui permet d’estimer les pressions de nos activités sur la biosphère. Une approche basée sur nos consommations qui tient compte de l’équilibre entre l’offre et la demande.

Le principal impact pris en compte est celui de nos consommations sur les ressources biologiques (cultures, poissons, animaux, forêts) et la capacité des forêts à absorber les gaz à effet de serre.

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Planetary_Boundaries

Limites planétaires

Depuis 2010, la communauté scientifique des sciences de l’environnement développe une nouvelle théorie nommée « Planetary boundaries » comme en témoignent les multiples parutions d’articles dans des revues scientifiques comme Science, Nature, dans lesquels les chercheur.es nous alertent et affirment que l’écosystème Terre atteint des seuils d’irréversibilité. Ce qui veut dire qu’une fois le « seuil » dépassé, l’écosystème risque de perdre l’état d’équilibre qu’il connaît depuis les 10 000 dernières années (période associée à la dernière période de glaciation).

Cette nouvelle théorie a permis de quantifier et de définir des seuils sur 10 enjeux environnementaux et de calculer que les seuils sur le changement climatique, la biodiversité et le cycle biochimique de l’azote sont dépassés !

Sources
Johan Rockstrom, Stockholm Resilience Center et al. 2009

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