electronique

La première image qui nous vient en tête lorsque l’on entend parler d’électronique flexible est celle d’un écran mince et souple. Pourtant, ce thème de recherche ne se limite pas uniquement aux écrans et les domaines d’application sont multiples : santé, sport, numérique, textile, etc. Thierry Djenizian, chercheur en chimie des matériaux, mène des travaux dans le secteur de la microélectronique et développe des systèmes complexes, souples, autonomes et sans fil. Au-delà de la miniaturisation, l’enjeu est d’améliorer l’intégration et l’autonomie des microbatteries flexibles afin qu’elles puissent stocker l’énergie sans que l’utilisateur ait 

besoin de recharger son appareil. Dans un futur proche, on peut ainsi imaginer qu’un appareil de suivi médical soit équipé de capteurs qui transforment chaque calorie dépensée par le patient en énergie pour alimenter la pile.   

Son défi :

Développer des dispositifs discrets, confortables et autonomes en énergie qui permettent un suivi fiable des paramètres physiologiques.

Comment des batteries miniatures et flexibles peuvent-elles être autonomes en énergie ?

Le principe d’autonomie d’énergie en électronique s’appelle « récolte d’énergie » ou « energy haversting ». Ce qui veut dire qu’un appareil puise de l’énergie à partir d’une source externe : Soleil, vent, chaleur, vibrations (mouvements), etc. C’est le cas par exemple des calculatrices solaires ou des satellites : la batterie capte et emmagasine l’énergie solaire pour faire fonctionner le système électronique de ces équipements.


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Exemple d’un système micro-électronique flexible développé par l’équipe de Thierry

 

Dans ses travaux de recherche, Thierry tente d’appliquer ce principe au domaine de la micro-électronique flexible.  

Prenons l’exemple d’un appareil de suivi médical. Il faut imaginer un dispositif miniature, souple que l’on peut coller sur sa peau ou glisser dans la doublure d’un vêtement. Discret et confortable, il n’est relié à aucun fil mais reste connecté au téléphone portable (Bluetooth) de l’usager via une application (logiciel).  Cette application l’informe en temps réel :  elle le renseigne par exemple sur son taux de glycémie (taux de sucre dans le sang) s’il est diabétique ou son rythme cardiaque s’il souffre d’une pathologie particulière. Le développement de microbatteries autonomes permettrait à de tels appareils de se recharger grâce aux vibrations engendrées par les déplacements ou mouvements. L’usager n’aurait plus alors à se soucier de recharger son appareil, une préoccupation de moins et du confort en plus !