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JEAN GRONDIN

«Tout le monde est philosophe»

DOMAINE SCIENTIFIQUE
Professeur titulaire au Département de philosophie de l’Université de Montréal

Parcours et carrière

Jean Grondin a fait des études de philosophie à l’Université de Montréal, avant d’obtenir son doctorat à l’Université de Tübingen en Allemagne, où il a également étudié le grec ancien et la théologie. Une bourse de la Fondation Humboldt lui a permis de retourner en Allemagne en 1988 pour y poursuivre des recherches postdoctorales qui l’ont amené à présenter sa propre conception de l’herméneutique dans son célèbre ouvrage L’universalité de l’herméneutique (1991), traduit en quinze langues.


Professeur titulaire à l’Université de Montréal depuis 1991, il a enseigné auparavant à l’Université Laval et à l’Université Ottawa, et est depuis 2016 le président de l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines du Canada. De plus, ce mentor et pédagogue a dirigé près d’une soixantaine de mémoires de maîtrise et une vingtaine de thèses de doctorat. En parallèle de ces activités, Jean Grondin a été membre fondateur de la Société canadienne d’herméneutique en 1985, de la Société francophone de philosophie de la religion en 2011 et de la Société canadienne de philosophie de la religion en 2018. Il est également membre du comité scientifique d’une trentaine de revues savantes.


Le professeur Grondin s’est vu remettre la Médaille d’or 2018 du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), les prix Killam et Léon-Gérin ainsi que deux doctorats honorifiques en Argentine : le premier en 2008 par l’Universidad del Norte Santo Tomas Aquino; le second en 2011 par l’Universidad de Santiago del Estero. Ces dernières distinctions témoignent d’un aspect très particulier des collaborations internationales du professeur Grondin : outre l’Allemagne, qui lui a remis le prix Konrad-Adenauer en 2011, et la France, où il a été titulaire invité de la Chaire de métaphysique Étienne Gilson en 2013, Jean Grondin privilégie les pays en voie de développement – il a volontiers accepté d’enseigner en Argentine, au Salvador et à Haïti – tout comme les nations en voie de démocratisation. C’est ainsi qu’il fut deux fois professeur invité dans une université de Biélorussie, mise sur pied par la Fondation Soros, pour y promouvoir la liberté de pensée, avant que cette université ne soit fermée manu militari par le régime au pouvoir.

Interview