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LOUISE POTVIN

«Pour arriver à une meilleure santé, il faut atténuer les inégalités sociales.»

DOMAINE SCIENTIFIQUE
Professeure titulaire au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal

Parcours et carrière

Louise Potvin débute sa carrière dans les années 1980. Après une maîtrise en psychologie à l’Université Concordia et un doctorat en santé communautaire à l’Université de Montréal, elle mène une recherche engagée socialement sur des sujets qui touchent les citoyens dans leur vie quotidienne et dans leurs actions. Dès le début des années 1990, en s’impliquant dans le développement d’un projet de recherche sur la prévention du diabète dans la communauté de Kahnawake (Québec), elle codirige un des programmes de recherche et d’intervention les plus fructueux pour la santé des populations autochtones au Canada. Avec cet élan, les populations autochtones sont désormais intégrées à différentes étapes de la recherche.

Sur le plan national, Louise Potvin a eu un impact considérable sur la formation de l’actuelle génération de leaders dans le domaine de la santé publique. Depuis 2004, elle est directrice scientifique du Centre de recherche Léa-Roback sur les inégalités sociales de santé de Montréal. Elle est également membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé, coprésidente de l’Initiative canadienne de recherche interventionnelle en santé des populations et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les approches communautaires et les inégalités dans le domaine de la santé (CACIS). Sous sa direction, elle a regroupé un réseau de scientifiques prêts à travailler à améliorer le sort de ceux qui vivent dans la pauvreté ou qui font face à d’autres formes de marginalisation.

Travaillant notamment en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, les États-Unis et la France et possédant un intérêt marqué pour les travaux provenant d’Afrique ou d’Amérique latine, le rayonnement de Louise Potvin dépasse largement les frontières nationales.
Ses publications – plus de 150 articles de recherche dans des revues avec comités de pairs, plus de 60 chapitres dans des anthologies, 8 ouvrages collectifs, 10 numéros spéciaux de revue ainsi que plus de 200 communications dans des conférences nationales et internationales – ont contribué de façon importante à légitimer et institutionnaliser les pratiques d’application intégrée des connaissances dans les programmes de financement de la recherche.

Interview